Une économie de services, adossée à une base industrielle solide
L'économie égyptienne, l'une des plus importantes et diversifiées du monde arabe, repose sur quatre piliers principaux : les recettes du canal de Suez, le tourisme, les transferts de fonds d'une vaste diaspora expatriée (essentiellement dans le Golfe) et une agriculture presque entièrement dépendante de l'irrigation par le Nil (coton, riz, canne à sucre, agrumes), à laquelle s'ajoutent des ressources gazières offshore significatives depuis la découverte du gisement de Zohr en 2015. Le pays a traversé depuis 2022 une grave crise monétaire et de balance des paiements, marquée par plusieurs dévaluations brutales de la livre égyptienne (passée d'environ 15,7 pour un dollar début 2022 à près de 50 après le flottement de mars 2024) et une inflation ayant culminé autour de 38 % fin 2024, avant une stabilisation progressive à la faveur d'un nouveau programme du FMI (8 milliards de dollars, accord de mars 2024) et d'apports massifs de capitaux du Golfe, au premier rang desquels l'accord de 35 milliards de dollars conclu avec les Émirats arabes unis pour développer la zone côtière de Ras El-Hekma. Les recettes du canal de Suez, frappées de plein fouet depuis fin 2023 par le détournement d'une large part du trafic maritime international pour éviter les attaques des rebelles houthis en mer Rouge, restent un point de vulnérabilité majeur pour les comptes extérieurs du pays, aux côtés d'une dette publique élevée et d'un secteur informel très étendu qui limite la collecte fiscale.
389,1 Md USD
PIB
3 338 USD
PIB par habitant
7,2 %
Taux de chômage
Livre égyptienne (E£)
Monnaie
Répartition de la valeur ajoutée
Indicateurs
environ 4 milliards USD (2024)
Source : Autorité du canal de Suez / Wikipediaprogramme élargi de 8 milliards USD (accord initial de mars 2024)
Source : Fonds monétaire internationaldeux des principales sources de devises du pays, aux côtés du canal de Suez et des hydrocarbures
Source : Banque centrale d'Égypte / Wikipedia