Ressources et enjeux environnementaux de l'Iran
Grand pays pétrolier et gazier, l'Iran affiche l'une des empreintes carbone par habitant les plus élevées de la région, entretenue par des décennies de subventions massives aux carburants et à l'électricité qui découragent toute transition énergétique, alors même que le pays dispose d'un potentiel solaire considérable resté largement sous-exploité faute d'investissements, freinés par les sanctions internationales. La crise de l'eau constitue le défi environnemental le plus pressant : surexploitation des nappes souterraines pour une agriculture très gourmande en eau, quasi-disparition du lac Ormia et affaissements de terrain préoccupants dans la plaine de Téhéran, où le sol s'enfonce localement de plusieurs dizaines de centimètres par an. Téhéran, encaissée entre les montagnes de l'Alborz, connaît par ailleurs des pics de pollution atmosphérique parmi les plus sévères au monde en hiver, aggravés par la combustion de carburants de mauvaise qualité, tandis que le pays, situé sur une zone de collision tectonique majeure, reste exposé à des séismes dévastateurs récurrents (le séisme de Bam en 2003 avait fait plus de 26 000 morts).
4 %
Part des renouvelables
9 t
Émissions de CO₂ par habitant
1,7 %
Part du nucléaire dans l'électricité
extrêmement élevé
Stress hydrique