Une économie de services, adossée à une base industrielle solide
La Corée du Sud a connu entre les années 1960 et 1990 l'une des transformations économiques les plus rapides de l'histoire moderne — le « miracle du fleuve Han » —, passant du rang de pays parmi les plus pauvres d'Asie au sortir de la guerre de Corée à celui de puissance industrielle et technologique de premier plan, aujourd'hui membre du G20 et de l'OCDE. Cette réussite repose largement sur les chaebols, conglomérats familiaux diversifiés bâtis avec le soutien actif de l'État sous les régimes militaires (crédit dirigé, protection commerciale, commandes publiques), qui dominent toujours des secteurs entiers : l'électronique et les semi-conducteurs avec Samsung Electronics et SK Hynix, devenus des acteurs incontournables des chaînes d'approvisionnement mondiales en mémoire pour l'intelligence artificielle, l'automobile avec Hyundai et Kia, la construction navale (premier ou deuxième rang mondial selon les années, avec la Chine) et la sidérurgie avec POSCO. Le pays est également devenu un exportateur culturel majeur — la « vague coréenne » (Hallyu, K-pop, séries et cinéma) — qui contribue de façon croissante à son image de marque et à ses exportations de biens culturels. Cette réussite s'accompagne de fragilités structurelles : une économie très ouverte et donc sensible aux cycles mondiaux du commerce et des semi-conducteurs, une concentration du pouvoir économique dénoncée de longue date, un endettement des ménages parmi les plus élevés au monde et un marché du travail dual entre emplois stables dans les grands groupes et précarité généralisée ailleurs.
1 872,4 Md USD
PIB
36 230 USD
PIB par habitant
2,8 %
Taux de chômage
Won sud-coréen (₩)
Monnaie
Répartition de la valeur ajoutée
Indicateurs
les cinq premiers pèsent plus de la moitié du chiffre d'affaires cumulé des grandes entreprises cotées
Source : Commission coréenne de la concurrence (KFTC) / Wikipedia (Chaebol) · 2023