Une péninsule montagneuse à l'extrémité orientale de l'Asie, coupée en deux depuis 1945 par l'une des frontières les plus fermées du monde
La Corée du Sud occupe la moitié méridionale d'une péninsule montagneuse qui s'avance entre la mer Jaune à l'ouest et la mer du Japon (mer de l'Est en Corée) à l'est, face à l'archipel japonais. Le relief, montagneux et vallonné sur environ 70 % du territoire, culmine au Hallasan (1 947 m), volcan bouclier qui forme à lui seul l'île volcanique de Jeju au large de la pointe sud du pays ; sur le continent, la chaîne des Taebaek longe la côte est du nord au sud, laissant à l'ouest et au sud des plaines côtières plus propices à l'agriculture et à l'urbanisation, où se concentre l'essentiel de la population. Depuis l'armistice de 1953, la Corée du Sud ne partage qu'une unique frontière terrestre, avec la Corée du Nord, matérialisée par la zone démilitarisée (DMZ) : une bande d'environ 250 km de long et 4 km de large, l'une des plus lourdement fortifiées et des moins franchissables au monde, qui a paradoxalement préservé un couloir naturel resté largement à l'abri de l'activité humaine depuis plus de 70 ans.
100 210 km²
Superficie
1 947 m
Point culminant · Hallasan (île de Jeju)
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Frontières terrestres
Les principaux fleuves de Corée du Sud. Cliquez sur un tracé pour voir sa longueur, sa source et son embouchure.
Climat
Climat à quatre saisons bien marquées : hiver froid et sec sous l'influence de l'anticyclone sibérien, été chaud et très humide dominé par la mousson d'Asie de l'Est, avec une saison des pluies concentrée en juillet (le jangma), et des intersaisons (printemps, automne) courtes mais douces. Le sud et l'île de Jeju, plus tempérés, sont proches d'un climat subtropical humide. Le pays est en outre exposé chaque année, entre l'été et le début de l'automne, au passage de typhons issus du Pacifique nord-ouest.
Organisation administrative du territoire
La Corée du Sud est un État unitaire dont le découpage administratif de premier niveau, contrairement à un simple maillage de provinces uniformes, mêle plusieurs statuts hérités de son histoire administrative récente : une cité spéciale (Séoul), six villes métropolitaines à statut équivalent à celui d'une province (Busan, Daegu, Incheon, Gwangju, Daejeon, Ulsan), une cité spéciale autonome (Sejong, créée en 2012 pour accueillir une partie de l'administration centrale délocalisée de la capitale) et neuf provinces (do), dont trois disposent désormais d'un statut renforcé de « province spéciale autonome » — Jeju depuis 2006, Gangwon depuis 2023 et Jeollabuk-do (Jeonbuk) depuis 2024 — leur conférant des compétences élargies en matière de développement économique, de tourisme ou de coopération transfrontalière. La Corée du Sud ne possède aucun territoire d'outre-mer. Elle administre en revanche depuis 1954 les îlots Dokdo (Liancourt) en mer de l'Est/mer du Japon, également revendiqués par le Japon sous le nom de Takeshima — un contentieux territorial ancien et non résolu qui reste une source récurrente de tension diplomatique entre Séoul et Tokyo, bien qu'il n'ait jamais dégénéré en conflit ouvert.
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Séoul, capitale du pays.
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Busan, Daegu, Incheon, Gwangju, Daejeon, Ulsan.
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Sejong, créée en 2012.
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Six provinces ordinaires (Gyeonggi, Chungcheong du Nord, Chungcheong du Sud, Jeolla du Sud, Gyeongsang du Nord, Gyeongsang du Sud) et trois provinces spéciales autonomes à compétences élargies (Jeju depuis 2006, Gangwon depuis 2023, Jeonbuk depuis 2024).
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Sous administration sud-coréenne effective depuis 1954, mais également revendiqués par le Japon ; contentieux territorial non résolu.
Les 17 régions du territoire principal de Corée du Sud.