Vie quotidienne et pratiques culturelles
Un aperçu de pratiques culturelles documentées — non une liste exhaustive.
La colline royale d'Ambohimanga
Résidence des souverains merina, cette colline fortifiée au nord d'Antananarivo est le berceau du royaume unifié par Andrianampoinimerina et un lieu sacré, inscrit au patrimoine mondial en 2001. Le Rova, palais royal qui domine la capitale, a été ravagé par un incendie en 1995 puis restauré.
Le famadihana, retournement des morts
Sur les Hautes Terres, les familles ouvrent périodiquement le tombeau ancestral pour envelopper les ossements des défunts dans de nouveaux linceuls de soie, au son de la musique, avant de les replacer. Ce rite festif illustre la place centrale des ancêtres (razana) dans la société malgache.
Valiha, salegy et hira gasy
La valiha, cithare tubulaire en bambou, est l'instrument national. Le salegy, musique de danse rapide du nord-ouest, domine les bals, tandis que le hira gasy, spectacle de troupes en costumes mêlant chants, danses et discours moralisateurs, anime les marchés des Hautes Terres.
Le riz, base de chaque repas
Les Malgaches comptent parmi les plus grands consommateurs de riz au monde, servi à presque tous les repas avec un accompagnement (laoka). Le romazava, bouillon de viande de zébu aux brèdes, est souvent considéré comme le plat national, et le ranovola, eau de riz grillé, sert de boisson.
Kabary et poésie
L'art oratoire du kabary, discours fleuri de proverbes prononcé lors des cérémonies, et les hainteny, poèmes traditionnels, sont au cœur de la culture orale. Au XXe siècle, Jean-Joseph Rabearivelo et Jacques Rabemananjara ont fait connaître la poésie malgache d'expression française.
Le lamba
Grand châle de coton ou de soie porté sur les épaules, le lamba est le vêtement traditionnel ; le lamba mena, en soie sauvage, sert de linceul. Le tissage de la soie, la vannerie et la marqueterie du bois sont des savoir-faire réputés, comme le papier antemoro, fabriqué avec des fleurs séchées.